Le monde est-il devenu si terrible que l’on n’a plus besoin d’essayer de l’améliorer à notre niveau ?
Parce que les autorités dans notre société sont dégoûtantes, alors, cela ne fera aucune différence si nous devenons souillés. Parce que quelqu’un nous a fait du mal, est-ce bien de rendre ce mal à quelqu’un d’autre ?
Je suis retournée au Cameroun depuis 2 ans et cela me fait vraiment plaisir d’être au pays de mes origines et de ma famille. J’adore mon pays, sa végétation, ses terres favorables à une agriculture durable, ses montagnes et ses petites collines parfaites pour le tourisme dans les différentes cités.
Je viens d’une section Anglophone du pays, de la région de Nord-Ouest et mon village est à une heure de la ville de Bamenda, capital de la région. L’atmosphère d’hospitalité règne dans les rues, les marches et aussi les maisons. La météo est clémente et l’air est frais, accueillant pour tous les vacanciers qui échappent aux brouillards des villes et souhaitent retrouver une relation avec la nature. Comme dans toutes les rues des villes, il y a les longues lignes des véhicules mélangés (taxi, véhicules privés et les bus) qui cherchent à rattraper le temps perdu dans les bouchons.
Malgré cet environnement très accueillant, je demeure à Yaoundé le capital de la région du Centre, ainsi que le capital du pays. À contrario, la météo y est très chaude et humide, l’air est lourd, et l’hospitalité n’y est pas au rendez-vous, ou rarement. Les rues, comme à Bamenda, sont bouchés mais les chauffeurs sont pressés plus que les clients. Ils manquent de respect envers les piétons. Au lieu de former un rang, ils forment trois lignes dans la petite rue fait pour la circulation à double sens. Tout le monde est pressé d’aller quelques part. Je me pose alors la question, « Si tu avais un rendez-vous, pourquoi, n’as-tu pas programmé de quitter la maison plus tôt ? »
En essayant de rattraper le temps perdu, les chauffeurs mettent les vies des piétons en danger. Au lieu d’utiliser les routes, ils utilisent les trottoirs construits pour les piétons. Où les piétons doivent-ils marcher ? Ils n’auront pas d’espace pour échapper aux véhicules. Alors, que va-t-il arriver ? Plusieurs fois j’ai évité des voitures sur le trottoir, parce que les chauffeurs se sentaient comme les rois des rues.
Dans des moments comme ceux-là, je lève les yeux vers le ciel est crié comme David en détresse. « Mon Dieu, écoute la droiture, sois attentif à mes cris, Prête l’oreille à ma prière faite avec des lèvres sans tromperie ! » Psaumes 17 :1. Quand la mentalité des hommes va-t-elle changer ? Qui est là pour protéger les citoyennes de mon pays ? Pourquoi avons-nous les forces sécurité (la police) qui ne connaissent pas leur travail ?
Si et seulement si j’étais autorisée à retirer les permis conduire, je le ferais chaque jour à partir de 16H30 au niveau de Mbog Abang jusqu’au Petit Marché d’Odza.
Plusieurs fois, les chauffeurs m’ont rétorqué qu’il n’y n’avait pas des règles des rues au Cameroun, alors, tout le monde peut faire ce qu’il veut.
OH la colère ! J’étais vraiment irritée pas leurs réponses. Ils ne se préoccupent pas que les piétons soient en danger. À leur avis, les piétons doivent sortir du chemin pour éviter les véhicules. Pourquoi les piétons devraient-ils souffrir à cause de leur orgueil et de leur stupidité ? Où est le gouvernement de mon pays ? Que pourrais-je faire pour améliorer et changer la mentalité de mon peuple ?
Comme les héros dans la Bible que Dieu avait soutenu pour changer la situation de leur pays, pour le moment, je prie pour mon pays et pour l’opportunité de faire la différence. Le Cameroun de demain réside sur les épaules des jeunes. Alors, je travaille avec les jeunes d’aujourd’hui pour changer leur mentalité. C’est un processus très long, mais, les fruits seront bons demain. Je vais essayer à mon niveau et Dieu fera le reste.